Jeudi 11 octobre 2012 4 11 /10 /Oct /2012 13:04

  vote assemblée nationale traité austéritaire tscg hollande rénégociation

 

En dépit de son engagement de renégocier le traité austéritaire Merkozy, François Hollande a fait voter par l'Assemblée Nationale la ratification du Traité austéritaire par 477 voix donc grâce aux voix de la droite.

 

Un certain nombres de députés PS et surtout EELV qui avaient voté non à la ratification du traité le mardi 9 octobre ont ensuite voté la loi organique mercredi, transcription légale du traité européen qui fige dans le marbre la règle d'or (0,5% maximum de déficit structurel autorisé), ce alors que la ratification du traité n'avait pas encore été voté au Sénat (jeudi 11 octobre)... 

 

Alors que la pression monte : manifestation unitaire le 30 septembre (80 000 personnes) et manifestations à l'appel de la CGT (et de la Fédération Européenne des Industries) pour défendre l'emploi et contre l'austérité le 9 octobre (80 000 manifestants), le gouvernement choisit la procédure d'urgence pour fuire le débat. 

 

manifestation traité européen austéritaire 30 septembre front de gauche tscg manifestations austérité emploi licenciements cgt

 

Les choses ne s'arrêteront pas là : le parlement votera ensuite la loi de programmation budgétaire (2013-2017), le budget 2013...

 

Dans tous les pays où l'austérité a été mise en place (Grèce, Portugal, Espagne ou ailleurs), elle s'est traduite par la récession, l'explosion du chômage, la paupérisation de la population, la baisse des recettes publiques et donc l'aggravation des déficits, la casse des services publics, des acquis sociaux et du lien social.

 

Malgré la gravité de la situation, le gouvernement, relayé par quelques caniches médiatiques, a compris d'intérêt d'entretenir un climat de diversion où le fait divers tient lieu d'évènement principal et la ratification du traité reléguée au rang de fait divers...

 

Un certain consensus républicain qui voulait que la lutte anti-terroriste n'occupe pas de façon permanente le devant de la scène médiatique (pour ne pas faire le jeu des terroristes qui en plus d'assassiner partagent l'obsession de pourrir la vie publique) avait déjà volé en éclat sous Sarkozy. Manuel Valls poursuit dans cette lignée malsaine d'instrumentalisation et d'amalgame. 

 

Le gouvernement veut faire passer en douce l'austérité ainsi que ses concessions au MEDEF et à la finance. Gouvernement qui s'interdit tout plan de relance de par la ratification du traité austéritaire et qui se montre incapable de protéger les salariés et l'emploi industriels des licenciements boursiers (PSA, SANOFI, ARCELOR MITTAL...) Alors que l'OFCE prévoit en France 300 000 chômeurs de plus pour 2013, ce gouvernement préfère reprendre les recettes du MEDEF de la droite libérale : transfert de cotisations vers les salariés via une hausse de la CSG sous couvert de "compétivité

 

Sanofi manifestation licenciements boursiers 

 

Et plus le gouvernement capitule face aux prétendus "pigeons" (il s'agit avant tout de gérants de fonds financiers...), plus la patronat se sent pousser des ailes ... Et plus les salariés devront se battre pour se faire entendre, sauf à être les dindons de la farce...

 

dindon pigeons niches fiscales salariés impôts 

 

Pour résister contre ce plan d'austérité et de casse sociale, n'attendons pas la consigne.

Le rapport de force dépendra de la mobilisation populaire et des salariés qui doit être la plus large et massive  : dans les entreprises, les services publics, la jeunesse, les quartiers... 

 

Rien n'est joué d'avance.

 

 

L'expérience de rupture avec l'austérité néo-libérale entreprise dans de nombreux pays d'Amérique Latine (Venezuela, Equateur, Bolivie, Argentine...) montre qu'il est possible d'espérer autre chose que la régression sociale : il est vitale pour la gauche de déconstruire les mensonges, les idées convenues assénées et qui ne correspondent pas à la réalité de ces révolutions politiques et sociales.

 

venezuela révolution bolivar  

 

L'histoire montre que c'est de la colère sociale que peut surgir l'espoir et qu'il n'y aura pas d'alternative sans résistance aux attaques que nous subissions. 

 

 

Autres sources  : http://www.lepartidegauche.fr/actualites/dossier/traite-austeritaire-tout-connaitre-sur-le-traite-17039

 

 

Par Méduse
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Mardi 2 octobre 2012 2 02 /10 /Oct /2012 16:49

 nicolas demorand caniche

 

L'heure est à la lutte contre l'austérité!

S'attarder sur les peaux de bananes que nous balancent régulièrement certains journalistes est parfois contre-productif en ce que les polémiques que cela suscite nous éloignent assez souvent de l'objet principal de la bataille.

 

Pourtant quand l'enfumage se substitue à l'information du lectorat comme nous allons le voir ici, il est sain de le relever et de le dénoncer.

 

Dans son édition du lundi 1er octobre 2012 (titrée "De quoi Mélenchon est-il le non?"), le quotidien Libération consacre un article à Jean Luc Mélenchon intitulé "Mélenchon, combien de divisions".

 

  libération de qui Mélenchon est-il le non

 

Certes, son auteur n'est pas Nicolas Demorand mais Lilan Alemagna, le premier signant un éditorial assez mielleux ( pour ne pas dire putacier) vis-à-vis de la manifestation du 30 septembre qu'il qualifie "d'utile aiguillon pour peser sur l'action du gouvernement". (Ces louages contrastent avec l'éditorial insultant de Serges July du 30 mai 2005 "Chef d'oeuvre masochiste après le vote majoritairement NON des Français au TCE.)

 

 manifestation traité européen 30 septembre

 

Se donner le bon rôle pour laisser à d'autres le soin de ferrailler sur Mélenchon, voici une tactique assez habile mais banale pour se couvrir ensuite de tout repproches.

 

Dans un premier temps, l'article en question rappelle le combat de Mélenchon pour le NON lors du référendum de 2005, positionnement assimilé à quasi acte de félonie puisqu'il aurait "désobéit à son parti" [le PS].

 

Mais c'est surtout dans le dernier paragraphe que l'auteur dévoile sa partialité en présentant Mélenchon en "diviseur" - et pour cela rien de mieux  que de s'appuyer sur les propos "d'un ancien proche de Mélenchon" qui aurait estimé "qu'il faut rassembler la gauche. Pas la diviser". De qui ses propos sont-ils l'auteur? Mystère...

 

Ainsi, l'article embraie :

 

"Là est son problème, taper si fort sur les premier mois de la gauche au pouvoir s'avère également contre productif et lui fait petit à petit endosser un statut de diviseur que les électeurs de gauche récompensent rarement"

 

Qu'entendre par "taper si fort"?

 

L'article fait sans doute allusion à cet interview accordé par Mélenchon au JDD le 19 août dans lequel il qualifie de "cent jours pour presque rien" les premiers mois du gouvernement - bilan du reste argumenté dans le petit ouvrage "Où est le changement" publié par le Parti de Gauche :

 

  où est le changement 100 jours pour rien bilan Hollande

 

- bras d'honneur aux smicards sitôt la majorité à l'Assemblée Nationale acquise,

-passivité face aux licenciements boursiers (PSA, SANOFI...)

-poursuite de l'austérité budgétaire (gel de la dépense publique, suppressions drastiques de postes dans les ministères non propritaires...)

 

Pourquoi taire un bilan qui n'est pas satisfaisant alors que Hollande poursuit la politique d'austérité de Sarkozy et trahit sa promesse du "changement c'est maintenant"?

 

Faudrait-il durant les premiers mois de la présidence Hollande prendre les vessies pour des lanternes et tant pis si la population paie au prix fort l'austérité décidée au mépris des engagements de campagne?

 

En donneur de leçon, Libération sait parler à la place des électeurs de gauche et décider de leur choix pour les prochaines élections  tout en se montrant menaçant :  "un statut de diviseur que les électeurs de gauche récompensent rarement"...

 

Ce petit monde journalistique semble oublier les conséquences sociales de prises de décisions qui vont aggraver la crise et la récession. Il faut dès à présent faire barrage à l'austérité car ce n'est pas une question de patience vis-à-vis des effets de l'action gouvernementale mais de l'orientation même adoptée.

 

Enfin, ce type d'article met en oeuvre un procédé sectaire et assez stalien selon lequel critiquer l'austérité mettrait en difficulté la gauche et servirait l'adversaire - c'est à dire la droite :

 

"Si la gauche échoue les premiers bénéficiaires seront l'autre opposition :  la droite et l'extrème droite"

 

Une telle analyse est imputée à la direction du Parti Communiste bien qu'aucune citation ne soit rapportée. 

Pour conclure un article consacrées "aux divisions" que causeraient Mélenchon, l'auteur se devait de mettre en porte-à-faux ce dernier avec le Parti communiste.

 

(Précisons que le terme d'opposition n'a jamais été employé par Mélenchon parlant plutôt "d'autonomie conquérante")

 

 Union Européenne  

 

Le fait est que Hollande et Ayrault vont faire voter le traité Européen avec la droite - qui d'ailleurs reconnaît qu'il n'a pas été renégocié (VGE). La gauche politique, associative, syndicale est quasi unanimement CONTRE ce traité et la liste des organisations ayant appelé à manifester le 30 septembre s'est singulièrement allongée les derniers jours.

 

 

Qui divise alors??

 

Certes Demorand n'est pas l'auteur de l'article en question, mais sa partialité durant la campagne des primaires socialistes et son sens de l'autocratie vis-à-vis de ses équipes ont été pointées du doigt y compris en interne à Libération. Autant de louanges dans son édito ne sont pas gratuites...

 

Par Méduse
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